Dangers et addiction à la lecture !

 

De nombreuses études montrent que les personnes qui lisent sont plus souvent atteintes de troubles psychiques tels que la dépression, le retrait au monde ou le surpoids. En effet on constate que certains enfants ou adolescents passent des heures entières coupées du monde, avachies sur leur canapé se qui favoriserait également la consommation de substances actives telles que le café, le thé ou d’autres psychotropes.

C’est individus expérimenterai la dissociation psychique en s’enfermant dans des univers aussi loufoques et irréalistes que des mondes fantaisistes, peuplés de dragon et de magie, ce qui brouillerait ainsi leur perception de la réalité. On constate même que certains supports livresques pourraient narrer des contenus violents faisant état de meurtres, d’incestes ou de sexualité (ex : game of thrones, Le parfum, fifty shades of grey).

Comment dès lors ne pas s’inquiéter de cette génération fainéante qui préfère s’enfermer dans un monde chimérique qui favorise la lubricité et coupe la jeunesse de tout lien social plutôt que de sortir faire du sport ou travailler. On constate même que certains enfants se couchent tard dans la nuit ou se réveille avant l’aube afin de continuer une lecture particulièrement captivante. Pas étonnant dans ces conditions que la jeunesse ne soit perdue et que l’on constate chez de nombreux enfants une baisse des résultats scolaires. Trop occupé qu’ils sont à apprendre des sorts pour faire léviter des objets dans des langues fictives (ex wingardum léviosa).

Ce que je raconte vous semble absurde ? Eh bien remplacez le mot lecture par le mot jeu vidéo et vous comprendrez pourquoi les préjugés qui vont bon train sur cette pratique ludique le sont aussi.

              La chasse aux sorcières

Il ce dit depuis quelques semaines que l’OMS souhaiterait faire entrer un nouveau trouble dans ses classifications, le Gaming disorder. Et la question qui se pose en premier lieu est, sur quels principes vous appuyez vous pour décider que le pratique des jeux vidéo serait à rapprocher des addictions ? Il est clair que certaines personnes font un usage excessif voir détourner de cette activité, cependant c’est aussi le cas pour le shopping, pour le café, certaines personnes ont même fixé leur objet d’amour sur les pieds. Comptez-vous dès lors faire entrer tous les objets d’amour obsessionnels dans votre liste ?

Deuxième question, on sait depuis de très nombreuses années que la télévision à un impact extrêmement délétère sur le cerveau, et pourtant cet objet est le point central de 98,3 % des foyers français (* cf. l’Internaute). On sait que cela rend les enfants passifs et que ça peut entraîner des symptômes proches de l’autisme à très haute dose, pourtant il n’existe aucune TV disorder. Alors pourquoi cet acharnement sur le jeu vidéo ? L’OMS répondrait-elle directement à l’angoisse de milliers de parents dépassés et effrayés en validant leurs peurs au lieu de les éduquer ?

Pardonnez ce parallèle étrange, mais il me semble que le jeu vidéo se retrouve aujourd’hui dans la même situation que le mariage pour tous ! Une poignée de personnes angoissée par une pratique qu’ils ne connaissent ni ne comprennent se lèvent pour crier à la destruction des valeurs fondamentales et à la fin de l’humanité. Au lieu de s’élever contre une pratique qui vous est étrangère, pourquoi ne pas venir faire un tour à la taverne ? Il se pourrait que vous y croisiez quelques aventuriers sympathiques qui vous offriront un verre virtuel et vous feront faire un tour du propriétaire. Car les MMORPG si souvent décriés pour le nombre d’heures totalisées sont aussi une plateforme sociale où on trouve entraide, imagination, cohésion, sens du devoir et des responsabilités. On y retrouve une micro société où on peut apprendre les bases de l’économie, où on peut aussi se faire de vrais amis, car derrière chaque écran se cache un individu réel et passionné qui a beaucoup à vous apprendre.

L’Inserm définit le jeu pathologique comme une activité qui entraînerait une participation active importante avec récompense psychologique et financière. Mais c’est aussi le cas de n’importe quel sport de haut niveau. Alors pourquoi lorsqu’il s’agit de jeu vidéo l’affaire devient pathologique ? Dirions-nous d’un boxeur professionel qu’il est pathologique ? Pourtant la discipline consiste tout de même à se taper dessus jusqu’à ce qu’un des deux tombe ! (pardon aux boxeurs pour le raccourci, je sais bien que ce n’est pas aussi simpliste).

Vous l’aurez compris je ne suis pas partisane de la pathologisation du jeu vidéo, car comme le dit le youtubeur Psycho-Quoique, cela revient à détourner notre attention des vrais problèmes tels que le sentiment de solitude, d’incompréhension, ou la dépression qui peuvent être à l’origine de cette pratique excessive.

Pour ma part j’ai décidé d’accueillir ces joueurs étiquetés pathologiques par leur médecin, leur famille ou leur proche, en les déculpabilisant (cf Pourquoi utiliser les jeux vidéo en thérapie?). Je m’intéresse aux raisons qui les poussent à jouer allant même jusqu’à jouer avec eux parfois. Et vous seriez surpris de ce qu’on apprend sur quelqu’un lorsque l’’on s’intéresse à sa passion au lieu de la rabaisser au rang de perte de temps débilitante.

Il y a sur les jeux des gens intelligents, passionnés et sensibles qui vivent dans l’incompréhension de leur entourage alors qu’ils pourraient se servir de cette passerelle pour montrer leur talent aux autres. Demandez à votre enfant de vous montrer ses créations sur Minecraft, ou à votre ado de vous montrer la famille qu’il a construite sur les Sim’s, vous pourriez être surpris de ce que vous apprendrez.

Bien sûr il y a un âge pour chaque chose et non je ne recommande pas GTA à un enfant de moins de 18 ans, même si tous ses copains y jouent déjà. Mais si vous ne parvenez pas à l’empêcher de jouer, rien ne vous empêche de prendre une manette et de mettre des mots sur ce qui pourrait le choquer ou l’interloquer. Car ce n’est pas la société et les jeux qui doivent s’effacer pour éviter tous les risques, c’est aux parents d’accompagner leurs enfants face aux images et contenues qu’ils pourraient ne pas comprendre. Le porno sera toujours présent sur internet alors c’est à vous d’apprendre à vos enfants à faire la différence entre la mise en scène et la réalité. C’est pareil pour les jeux, sauf qu’ils contiennent déjà de nombreux points positifs qu’on oublie trop vite devant un discours médiatique moralisateur et affolant.

Voilà c’était une petite mise au point concernant l’actualité. Si le sujet vous intéresse, je vous mets à la suite un certain nombre de liens qui vous aideront à vous faire votre propre avis.

See you later, in game

https://youtu.be/PjoEV7B02zM

http://www.who.int/features/qa/gaming-disorder/fr/

http://www.ipubli.inserm.fr/bitstream/handle/10608/5966/?sequence=23

https://www.youtube.com/watch?v=EhAWLpBtL6g

http://www.academie-sciences.fr/pdf/rapport/avis0113.pdf

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28975056

http://akademiai.com/doi/pdf/10.1556/2006.5.2016.088

https://icd.who.int/dev11/l-m/en#/http%3A%2F%2Fid.who.int%2Ficd%2Fentity%2F1448597234